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  • TROUBLES DISSOCIATIFS (...), DUNOD, mai 2012 : quelques extraits de mon chapitre (2)
  • TROUBLES DISSOCIATIFS (...), DUNOD, mai 2012 : quelques extraits de mon chapitre (1)
  • MAI 2012 : sortie du livre sur le PSYCHOTRAUMATISME (Dunod) dont j’ai fait le premier chapitre
  • 10 et 11 mars 2012 : Formation à la Théorie de la dissociation

TROUBLES DISSOCIATIFS (...), DUNOD, mai 2012 : quelques extraits de mon chapitre (2)

En exclusivité pour les fidèles abonnés de mes pages, voici aujourd’hui quelques extraits du paragraphe « DES FAISCEAUX D’ÉTUDES CONVERGENTS ». J’ai réalisé cette section 100% histoire en compilant de nombreux articles et chapitres d’historiens, tous dûment cités même si (assez souvent…) je n’étais pas d’accord, en fait, avec la vision générale que l’auteur cherchait à faire passer par ces documents.

D’autres extraits suivront… bonne lecture !


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DES FAISCEAUX D’ÉTUDES CONVERGENTS

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Dissociation et hystérie

Pour un grand nombre d’auteurs du passé ou du présent, l’ancienne hystérie, aujourd’hui disparue des classifications nosographiques, est indissolublement liée au processus de dissociation.

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Les traces consensuelles les plus anciennes dont nous disposons concernant l’hystérie remontent à Hippocrate (ca. 460 – ca. 370 av. J.-C), qui a baptisé la maladie (Cantonne, 1992). (…)

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Il faudra attendre le 17è siècle, en Europe, pour qu’apparaissent les premières attaques de l’étiologie utérine de l’hystérie, avec des médecins comme Edward Jordan, Robert Burton, Charles Lepois, ou Thomas Willis : l’hystérie « remonte » petit à petit du ventre à la tête (…) Toutefois, la relation avec des phénomènes de dédoublement de la conscience ou de dissociation proprement dite n’est pas encore établie et c’est a posteriori que nous reconstituons cette filiation.

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Dissociation et magnétisme/hypnotisme

Selon Janet et des historiens contemporains (Van der Kolk & Van der Hart, 1989), dans beaucoup de situations les anciens magnétiseurs et hypnotiseurs avaient affaire à des patients dissociatifs. Par conséquent ce sont à ces praticiens qu’on impute les premières descriptions précises des symptômes dissociatifs que la synthèse « classique » des années 1890 considérera typiques.

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Dès les années 1780, Puységur (1751-1825) s’adonne au « mesmérisme » et ses résultats jettent les bases d’une convergence des études sur le magnétisme animal et l’hypnotisme, dont la « crise de somnambulisme » est le concept pivot. (…) Résumant toutes ces recherches, Braid crée le mot « hypnotisme » en 1840. Peu avant 1850, les deux courants de recherche du magnétisme et de l’hypnotisme aboutissent parallèlement à la notion de « divisions de la conscience », tandis que le terme de conscience, à cette époque, est utilisé indistinctement avec les termes personnalité, esprit, psyché ou « moi ». (…)

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Dissociation et double conscience en médecine

À la suite des magnétiseurs et des hypnotiseurs, des médecins vont pratiquer occasionnellement le mesmérisme et l’hypnotisme. Ces médecins audacieux écrivent la page suivante des techniques de somnambulisme et d’hypnotisme, celle qui précède immédiatement la synthèse « classique » de la dissociation. Très rapidement les médecins utilisent un vocabulaire dissociatif fondé sur la notion de dédoublement de conscience.

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Charles Despine (1777-1852), en 1840, décrit les symptômes d’un cas clinique nommé Estelle (L’Hardy), qu’il traite par magnétisme animal. (…)

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Jacques-Joseph Moreau (1804-1884) dit « Moreau de Tours » est l’un des premiers médecins à étudier systématiquement les effets psychologiques des drogues, (…) Le chirurgien Étienne Azam (1822 – 1899) publie en 1876 l’un des cas cliniques les plus célèbres de l’histoire de la dissociation, la fameuse Félida X, à laquelle il attribue une « double conscience ». En 1886 le médecin A. Myers publie le cas clinique de Louis Vivet, auquel pour la première fois est attribué le diagnostic de « personnalité multiple » (‘multiple personality’) et non plus seulement dédoublée.

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(…) Charcot donne à ce domaine naissant ses lettres de noblesse médicale. Bientôt Janet va commencer sa carrière, en cherchant simplement à reproduire les résultats de Charcot.

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Isabelle Saillot.


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JE RAPPELLE QUE CES TEXTES – ET TOUS CEUX DE CE PORTAIL – SONT SOUMIS AU DROIT D’AUTEUR

ILS NE PEUVENT ÊTRE CITÉS ET COPIÉS QU’EN MENTIONNANT DÛMENT : AUTEUR, PAGE ET DATE, SUR LE MODÈLE :

Isabelle Saillot — isabellesaillot.net/[page concernée] — date.

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TROUBLES DISSOCIATIFS (...), DUNOD, mai 2012 : quelques extraits de mon chapitre (1)

En exclusivité pour les fidèles abonnés de mes pages, voici aujourd’hui le PLAN et l’INTRODUCTION de mon chapitre intitulé "PETIT HISTORIQUE DE LA DISSOCIATION". D’autres extraits suivront.

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Pourquoi ce titre ? N’étant pas historienne et ne prétendant pas l’être, j’ai souhaité éviter d’employer le mot très solennel de "HISTOIRE de la dissociation". Un "petit historique" correspond bien mieux à la modestie de mes prétentions dans le domaine.

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Par ailleurs vous constaterez dans le chapitre que quelques références majeures constituent l’essentiel de mes sources, et l’origine de mes propres connaissances en la matière : ce sont évidemment ces textes pénétrants et érudits qui véritablement méritent le label "HISTOIRE"... non le mien qui leur doit tout !

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PLAN DU CHAPITRE

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INTRODUCTION

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DES FAISCEAUX D’ÉTUDES CONVERGENTS

— - Dissociation et traumatisme

— - Dissociation et hystérie

— - Dissociation et magnétisme/hypnotisme

— - Dissociation et double conscience en médecine

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DISSOCIATION/ASSOCIATION EN FRANCE JUSQU’À RIBOT

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PIERRE JANET ET LA « SYNTHÈSE CLASSIQUE »

— - Le modèle

— - Quelques concepts-clé

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DIFFUSION DE LA SYNTHÈSE CLASSIQUE

— - La dissociation en Europe et aux États-Unis après 1900

— - Et… la schizophrénie fut

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L’OUBLI PUIS LA REDÉCOUVERTE

— - Quelques résistants, quelques novateurs

— - Dissociation et ‘association’… loi 1901 !

— - La néo-dissociation

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ÉPILOGUE

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RÉFÉRENCES

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INTRODUCTION (texte intégral)

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La notion de dissociation a constitué un domaine de recherche bien délimité entre les années 1850 et 1920, puis, après une éclipse d’une cinquantaine d’années, à partir des années 1970. Un historique de la notion de dissociation ne devrait donc comporter que deux petites séquences d’environ 70 années chacune. Cependant la dissociation n’est pas qu’un mot : sous la plume de nombreux auteurs, contemporains comme du passé, la dissociation est un processus morbide rendant compte d’un certain nombre de symptômes. Par conséquent il est courant d’assimiler l’histoire de la « dissociation » à l’histoire des maladies dont elle est – ou a été – la cause supposée.

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Le principal inconvénient de cette démarche est qu’il n’existe pas (ou plus) de consensus, aujourd’hui, sur une définition universelle de la dissociation qui permettrait de choisir quels troubles inclure à l’historique. En effet, pour certains spécialistes contemporains, hystérie et dissociation ne sont pas nécessairement liées, alors que pour d’autres elles sont pratiquement synonymes. Pour certains auteurs d’aujourd’hui, traumatisme (chronique) et dissociation sont étroitement corrélés, tandis que d’autres contestent qu’il s’agisse de dissociation.

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Pour éviter ces écueils, j’ai choisi de positionner ce petit historique par rapport au consensus le plus large qu’ait connu l’histoire, ayant presque unifié les études sur la dissociation à un moment donné : peu avant les années 1900, le psychologue Pierre Janet formalise la notion de dissociation sous la forme d’une vaste synthèse qui sera adoptée ou commentée par la plupart des spécialistes pendant deux générations. C’est aussi à elle, en outre, que se réfèrent les auteurs modernes quand ils exhument la dissociation oubliée, dans les années 60 et 70. Ce moment exceptionnel de l’histoire, je l’ai appelé ici la « synthèse classique » des études sur la dissociation. Par son caractère largement consensuel à l’époque, la « synthèse classique » indique à la fois quels troubles inclure à l’histoire de la dissociation, et comment se positionnent les uns par rapport aux autres la plupart des acteurs ayant contribué aux travaux sur la dissociation.

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Isabelle Saillot.


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ATTENTION JE RAPPELLE QUE CES TEXTES – ET TOUS CEUX DE CE PORTAIL – SONT SOUMIS AU DROIT D’AUTEUR

ILS NE PEUVENT ÊTRE CITÉS ET COPIÉS QU’EN MENTIONNANT DÛMENT : AUTEUR, PAGE ET DATE, SUR LE MODÈLE :

Isabelle Saillot — isabellesaillot.net/[page concernée] — date.

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MAI 2012 : sortie du livre sur le PSYCHOTRAUMATISME (Dunod) dont j’ai fait le premier chapitre

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TROUBLES DISSOCIATIFS ET MÉMOIRE TRAUMATIQUE

Gérard Lopez, Marianne Kedia, Johan Vanderlinden, Isabelle Saillot

Collection Psychothérapies, Dunod, 2012 - 264 pages - Prix public : 16,99 €

Cliquez ici pour accéder à la page de Dunod


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Cet ouvrage est l’un des premiers en France à évoquer le diagnostic, les symptômes et le traitement de la dissociation traumatique tels qu’ils ont été formalisés sous leur version moderne par Pierre Janet, et réintégrés à la psychologie pathologique contemporaine à partir des années 1980 par le courant de la Dissociation Structurelle de la Personnalité (SDP) porté à l’origine par Van der Hart, Van der Kolk, Steele, Boon, Nijenhuis et d’autres.

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Il fait table rase de plusieurs malentendus bien français assimilant la dissociation à des "conflits", des irrésolutions, des doutes bien conscients du patient ("je ne parviens pas à perdre du poids, à arrêter l’alcool", "je veux le quitter mais je n’y arrive pas"....), ou à ses simples changements d’humeur (un jour enjoué, le lendemain renfermé…).

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Le premier chapitre que j’ai rédigé est un panorama historique des péripéties du terme de dissociation remettant la contribution de Janet à la place de pivot qu’elle occupe dans l’histoire : il y a un avant et un après Janet. J’évoque ensuite les nombreuses variantes qui s’en sont suivies, parfois des plus fertiles (par exemple la Double Contrainte de Bateson, que peu d’auteurs avaient rapprochés de Janet...), mais apportant toutes leur lot de déformations du concept d’origine, lesquelles ont fini par aboutir au flou artistique entourant aujourd’hui ce petit mot de "dissociation", aux significations innombrables (donc sans plus aucune signification ?).

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Une situation qui permet à un nombre croissant de thérapeutes motivés mais pas toujours informés, de penser avoir affaire à des patients "dissociatifs" dès qu’ils expriment le moindre "conflit" intérieur, voire la moindre oscillation de caractère. Le renouveau - si attendu depuis Janet - du thème de la dissociation est donc hélas en partie soutenu, aujourd’hui, par l’ambigüité du terme lui-même, lequel, mal défini, démultiplie considérablement le nombre de patients "dissociatifs" aux yeux des thérapeutes les plus motivés, mais pas toujours les mieux formés.

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Aujourd’hui les outils de diagnostic, principalement fondés sur le "continuum dissociatif" de Hilgard faisant de la dissociation un "état de conscience modifié" ne sont pas adaptés à la dissociation de Janet et Van der Hart & al., dont la définition est si différente, qu’un patient réellement dissociatif voit son score dissociatif AUGMENTER quand le traitement par phase commence à le soulager ! Par ailleurs un diagnostic "armé" (avec tests) n’est généralement pas pratiqué de nos jours dans la communauté de la psychothérapie : paradoxalement, ces deux problèmes sont aujourd’hui plutôt un avantage : il faudrait prendre garde qu’avec la popularité croissante du terme de "dissociation", celle-ci ne connaisse le triste sort du trouble de "personnalité multiple", si attrayant pour les thérapeutes mal formés, qu’il a donné lieu dans les années 1990 à une véritable "épidémie" aux États-Unis, entraînant sa suppression pour et simple de la nosographie.

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La dissociation structurelle de la personnalité ne deviendra un diagnostic efficace que quand des outils adaptés se feront plus nombreux, et que le terme ayant enfin retrouvé sa définition simple et sans ambigüité ne donnera plus l’impression aux thérapeutes d’être submergés de patients dissociatifs parce qu’un jour leur patient semble jovial et le lendemain déprimé... Ce livre est une contribution pionnière, en France, pour faire évoluer la situation dans ce sens favorable.

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Un colloque rassemblant les auteurs du livre aura lieu en octobre à Paris. J’aurai l’honneur d’en fournir la première intervention, sur le thème de mon chapitre. Je donnerai les informations sur cette manifestation au fur et à mesure qu’elles me parviendront.

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I. Saillot - mars 2012.

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Présentation de l’éditeur

Les troubles dissociatifs sont une réponse aux traumas extrêmes subis pendant l’enfance et ancrés dans la mémoire. Ces troubles se manifestent par une altération de la conscience avec des pertes fonctionnelles (amnésie, troubles de l’identité, paralysie, pertes de sensations...) ou des intrusions (flashbacks, voix...). Souvent confondus avec d’autres pathologies, notamment les psychoses dissociatives, ils sont un concept fondamental en psychotraumatologie et posent de difficiles problèmes médicolégaux en criminologie. Ce livre, premier du genre en langue française, fait le point sur la recherche scientifique concernant les troubles dissociatifs, ses expressions cliniques et leur traitement.

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Sommaire

Petit historique de la dissociation (I.Saillot). Apport des neurosciences (D.Brown). Dissociation et troubles psychotraumatiques (M.Kedia) Outils diagnostics (J.Vanderlinden) Diagnostics des troubles dissociatifs atypiques (G.Lopez) Trouble de la personnalité, littéralité et transfert traumatique (G.Lopez) Traitement des troubles dissociatifs (J.Vanderlinden) Neuroimagerie de l’état de stress post-traumatique et des troubles dissociatifs (D. Brown)

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Biographie des auteurs

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Gérard Lopez - psychiatre, est président fondateur de l’Institut de Victimologie à Paris, il est expert près les tribunaux. Il a été l’initiateur des premiers diplômes universitaires de Victimologie et du premier diplôme de Psychotraumatologie en France. Il enseigne actuellement à l’Université Paris 5 au Laboratoire d’Ethique Médicale dans le Département de médecine légale (Pr Christian Hervé) et à l’Institut de criminologie de Paris. Il dirige le Comité européen de la Chaire Unitwin Unesco Abord de la violence, un défi transdisciplinaire.

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Marianne Kédia est psychologue et psychothérapeute au Centre du Psychotrauma de l’Institut de Victimologie à Paris. Elle a soutenu une thèse de doctorat sur les liens entre la personnalité et les symptômes post-traumatiques. Elle enseigne la psychothérapie et la psychotraumatologie dans différentes universités parisiennes. Son approche mêle des principes de thérapie comportementale et cognitive et de thérapie humaniste

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Johan Vanderlinden - psychologue et coordinateur de l’unité des troubles du comportement alimentaire du Universitair Psychiatrisch Centrum KULeuven Campus Kortenberg (Belgique)

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Isabelle Saillot, Dr. en psycho-anthropologie, est coordinatrice du Réseau Janet. Elle a présidé l’Institut P. Janet et sa revue Janetian Studies. Elle travaille avec l’Eur. Soc. for Trauma & Dissociation dont elle a été membre fondatrice et représentante France. Elle a contribué à « Psychosis, Trauma and Dissociation » (Moskowitz, Schafer, Dorahy) et à la traduction du « Soi Hanté » (Van der Hart, Steele, Nijenhuis). Membre dirigeante de la Soc. Française de Psychologie, elle publie et communique régulièrement sur l’actualité de Janet en psychologie.

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10 et 11 mars 2012 : Formation à la Théorie de la dissociation

Public intéressé : psychologues et psychiatres

Il reste quelques places, inscrivez-vous vite EN CLIQUANT SUR CE LIEN

INTRODUCTION À LA THÉORIE DE LA DISSOCIATION

Prof Onno van der Hart Ph.D (Pays Bas)

Le Docteur Onno VAN DER HART, membre d’Honneur du Réseau Janet, est Professeur Honoraire de Psychopathologie de la traumatisation chronique au département de psychologie clinique de l’Université d’Utrecht, Pays-Bas, et psychologue/psychothérapeute au Sinai Center for Mental Health d’Amsterdam. Il est consultant et formateur international dans le traitement des troubles complexes dus au trauma. Il a présidé la Société Internationale d’Étude du Stress Traumatique (ISTSS) et est actuellement Vice-président de l’Institut Pierre Janet, Paris.

Onno van der Hart est co-auteur du livre « le soi hanté  » que vous pouvez vous procurer sur www.amazon.fr. Il enseigne à travers le monde et l’Europe et pour la première fois en France depuis 2010 avec l’IETSP pour des formations sur la « Dissociation Structurelle de la Personnalité » qui sont reconduites en 2012-2013 (inscriptions en cours - www.ietsp.fr)

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L’IETSP donne les informations suivantes :

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Il serait utile de lire le livre suivant, ou l’une de ses traductions, avant ou pendant la formation : Onno van der Hart, Ellert Nijenhuis, & Kathy Steele (2006). The Haunted Self : Structural Dissociation of the Personality and Treatment of Chronic Traumatization. New York/London : W.W. Norton & Co. (édition française améliorée : Le soi hanté : Dissociation structurelle et traitement de la traumatisation chronique. Bruxelles/Paris : De Boeck, 2010.)

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D’autres livres recommandés qui seront mentionnés lors de la formation sont :

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Boon, S., Steele, K., & Van der Hart, O. (2011). Coping with trauma-related dissociation : Skills training for patients and therapists. New York/London : W.W. Norton & Co.

Nijenhuis, E. R. S. (2004). Somatoform dissociation : Phenomena, measurement, and theoretical issues. New York/London : W. W. Norton & Co.

Ogden, P., Minton, K., & Pain, C. (2006). Trauma and the body : A sensorimotor approach to psychotherapy. New York/London : W. W. Norton & Co.

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Diagnostic et traitement des survivants d’une traumatisation chronique : atelier d’introduction, vue d’ensemble de la théorie de la dissociation structurelle de la personnalité et ses applications dans la pratique clinique

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La dissociation structurelle de la personnalité, c’est-à-dire la dissociation dans le trauma, est fondamentale dans la compréhension et dans le traitement de tout patient qui a été gravement traumatisé. Beaucoup de cliniciens associent la traumatisation et la dissociation subséquente avec des troubles dissociatifs graves.

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Cependant, tant la recherche que l’expérience clinique indiquent que certains patients atteints d’autres troubles du DSM-IV peuvent également présenter une dissociation structurelle importante. Parmi ces derniers, on trouve des cas de personnalité borderline, de troubles des conduites alimentaires et du sommeil, d’anxiété, de dépression, d’addictions, de somatisation, de certaines psychoses, ainsi que de modes d’attachement dysfonctionnels particuliers.

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Même des formes "mineures" de dissociation, telles que "l’isolement de l’affect", peuvent être comprises comme une division de la personnalité du patient, c’est-à-dire du système biopsychosocial dynamique qui détermine les actions mentales et comportementales caractéristiques de l’individu, en des sous- systèmes dynamiques, insuffisamment intégrés mais excessivement stables appelés des parties dissociatives de la personnalités, également appelées des "états identitaires" ou des "états de soi". Ces parties dissociatives varient, certaines étant extrêmement limitées et mineures, d’autres exhibant un sentiment prononcé de séparation et d’autonomie.

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L’atelier décrira la nature de la dissociation structurelle et ses nombreux symptômes. Les participants apprendront à identifier les fonctions des différentes parties dissociatives. Une présentation générale sera donnée du traitement par phases qui est considéré comme le traitement standard pour les clients/patients atteints d’une traumatisation chronique et qui vise en fin de compte la (ré)intégration de la personnalité.

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Cela consiste en

(1) la stabilisation, la diminution des symptômes et l’apprentissage de nouvelles compétences

(2) le traitement des souvenirs traumatiques

(3) la (ré)intégration de la personnalité.

En particulier sera présenté un traitement par phases des phobies en lien avec le trauma chez les individus atteints d’une traumatisation chronique.

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Chaque partie dissociative de la personnalité est relativement fixée dans des tendances à l’action particulières qui se manifestent largement à travers une gamme de phobies dirigées vers l’intérieur et vers l’extérieur qui maintiennent la dissociation : des actions substitutives qui se sont développées lorsque le patient était incapable de s’engager avec succès dans des actions intégratives. On y trouve les phobies dirigées vers l’intérieur des actions mentales et des parties dissociées ; les phobies relationnelles de l’attachement, de l’intimité et de la perte d’attachement ; les phobies de la mémoire traumatique ; et les phobies de la prise de risque et du changement. Les ateliers subséquents aborderont de manière détaillée notamment le traitement orienté par phases de ces diverses phobies et des problèmes associés. L’atelier actuel incluera un bref rappel de la théorie, des explications pédagogiques, des jeux de rôle et des présentations de vidéos.

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Programme de l’atelier :

Jour 1 : 10 mars 2012

Matin :La dissociation structurelle de la personnalité ; les troubles en lien avec le trauma vus comme des troubles de non réalisation

Matin, après-midi : Les troubles en lien avec le trauma et les niveaux de dissociation de la personnalité

Introduction aux questions de diagnostic

Jour 2 : 11 mars 2012

Matin :Introduction au traitement orienté par phases pour les troubles complexes en lien avec le trauma ; l’accent est placé sur le fait de surmonter systématiquement les phobies associées au trauma

Après-midi (bientôt)

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